Comment déguster le whisky

Vous avez toujours voulu en savoir plus sur le whisky ? Voici huit conseils pour déguster comme un pro.

« Déguster » n’est pas la même chose que « boire ».

L’objectif est d’évaluer et de savourer le whisky, et non de se défoncer. Buvez un peu à la fois (pas de tir !) et pensez à utiliser un seau à crachats, comme vous le feriez pour une dégustation de vin.

Abandonnez le verre de vin.

Verre à whisky Glencairn
Verre à whisky Glencairn

Le choix du verre à utiliser est souvent une question de préférence personnelle. Certains professionnels du whisky, comme ceux du Flatiron Room de New York, spécialisé dans le whisky, optent pour les verres Glencairn, qui ont un fond bulbeux idéal pour le tourbillonnement mais étroit au sommet pour concentrer les arômes. D’autres (dont moi) préfèrent un simple verre à cailloux, car sa forme à large ouverture permet aux vapeurs d’alcool de se dissiper et aux arômes de s’exprimer.

Observez la couleur.

Tenez le verre à la lumière, ou sur un morceau de papier blanc. Le whisky peut être de couleur paille pâle, ambré ou d’un brun profond ressemblant à une noix. Généralement, plus la couleur est foncée, plus le goût est concentré.

Donnez-lui une odeur, doucement.

En d’autres termes, ne fourrez pas votre nez dans le verre et ne le maintenez pas en place, comme vous le feriez avec du vin. Le whisky commence à 40 % vol. et le taux d’alcool est souvent beaucoup plus élevé. Vous ne voulez pas anesthésier vos nerfs olfactifs. Sentez-le doucement, la bouche légèrement ouverte si vous préférez, et savourez tout ce caramel, ce fruit ou cette fumée magnifique.

Comment flairer le whisky ? Certains professionnels utilisent un mouvement de « trempage, trempage », où vous mettez votre nez dans le verre (pas jusqu’au bout !) puis vous le ressortez. D’autres passent leur nez au-dessus de l’ouverture du verre et se rapprochent lentement au fur et à mesure que les arômes se développent.

Des méthodes moins courantes ? Lors d’une récente dégustation de spiritueux, un expert a fait la démonstration du « drive-by noseing », qui consiste à tirer le verre horizontalement à travers les narines. Et une productrice de spiritueux a fait une démonstration de ce que j’appelle la méthode « 24 heures sur 24 », où elle a fait tourner le verre en cercle autour de son nez. Elle a affirmé que l’odeur changeait à 12, 15, 18 et 21 heures.

« Siroter petit et savoureux ».

Ce sont les sages paroles de Paul Hletko, fondateur de FEW Spirits à Evanston, dans l’Illinois, qui fabrique du bourbon et du seigle. « Quand on apprend à goûter le whisky, je pense que la clé est de le boire différemment de la bière ou du vin, surtout quand on le boit pur », dit Hletko. « Sirotez un petit volume, très petit, et laissez les saveurs s’exprimer avec le moins d’alcool possible ». Donnez à votre palais une chance de s’adapter aux niveaux d’alcool, dit-il, puis prenez une autre gorgée.

N’oubliez pas la finition.

La dégustation du whisky est souvent liée à l’arrière-goût, ou à la « fin ». Après avoir avalé ou craché le whisky, la saveur doit s’attarder sur votre palais, évoluer puis s’estomper.

Cependant, certains professionnels ont développé des techniques pour maximiser l’intensité ou la longueur de l’arrivée. La plus célèbre est « The Kentucky Chew », attribuée à feu Booker Noe, et popularisée par le maître-distillateur de Jim Beam, Fred Noe.

La technique consiste à faire rouler le whisky (en particulier le Bourbon) dans la bouche et à le « mâcher », ce qui permet à l’alcool d’atteindre toutes les surfaces de la bouche, qui captent les différentes saveurs. Lors de ma première visite dans le Kentucky il y a quelques années, j’ai eu la chance de « mâcher » avec le légendaire Noe. C’est amusant, mais un peu bruyant.

Ajoutez de l’eau ou de la glace, si vous le souhaitez, et répétez.

Essayez quelques gouttes d’eau pour voir comment cela débloque différents arômes et saveurs. Ajoutez-en plus pour diluer les whiskies à forte teneur en alcool. Pendant ce temps, un morceau de glace refroidira le whisky et le diluera lentement. Il est préférable d’utiliser cette méthode lorsque l’on savoure une pleine coulée plutôt qu’une brève dégustation. Prenez le temps d’expérimenter avec différentes quantités d’eau.

« J’apprécie vraiment un whisky qui s’ouvre et évolue pendant le temps qu’il est dans mon verre », déclare Allison Parc, fondatrice de la marque française de whisky Brenne. « J’aime qu’il me raconte une histoire. »


Essayez un vol.

Lorsque vous comparez plusieurs whiskies, vous commencez vraiment à voir des nuances entre les différentes bouteilles. Essayez d’échantillonner différentes catégories (Bourbon contre seigle ; Scotch contre whisky américain) et concentrez-vous ensuite sur une catégorie spécifique (un vol de whiskies de seigle).

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